Discours Journées de la Société Malgache de Biologie - Société Malgache d'Hématologie et Transfusion 29-30 Novembre 2012

Journées de la Société de la Société Malgache de Biologie – de la Section Biologie de l’Académie de Médecine de Madagascar – de la Société Malgache d’Hématologie et Transfusion

29 – 30 Novembre 2012 Institut de Médecine de Madagascar Antananarivo

Monsieur le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Madame le Ministre de la Santé Publique

Monsieur le Président de l’Université d’Antananarivo

Monsieur le Doyen de la Faculté de Médecine d’Antananarivo

Monsieur le Directeur Général du CHU d’Antananarivo

Chers Collègues Enseignants

Chers  Participants

Chers exposants

Excellences, Mesdames – Mesdemoiselles – Messieurs

Mes premiers mots sont des mots de bienvenue à l’endroit de toutes les personnalités,   exposants et participants qui ont bien voulu honorer de leur présence, non seulement l’ouverture officielle, mais aussi l’effectivité de  ces deux journées organisées  conjointement par la Société Malgache de Biologie Médicale, de la Section Biologie de l’Académie de Médecine de Madagascar et de la Société Malgache d’Hématologie Transfusion.

Le thème qui a été choisi a été « Biologie Médicale et Surveillance des Pathologies ».  Si la place cruciale de la biologie médicale dans la compréhension des mécanismes physiopathologiques, le diagnostic, le suivi des malades sous traitement,  l’évaluation du pronostic, et l’affirmation de la guérison des maladies n’est plus à discuter, le dépistage et la surveillance biologique méritent toute notre attention de par leur importance en épidémiologie et dans la prise en charge appropriée  de  la santé de la population.

Aussi, pour faire face à ces besoins, la biologie médicale devrait-elle faire l’objet de réformes en profondeur, même si comme le disait un proverbe allemand : « Qui réforme souvent déforme » :

  • La première sur le passage de la biologie dite « analytique », qui est plus coûteuse et moins efficace,  à la biologie pleinement médicale, qui s’attache (i) à la pertinence des examens biologiques pratiqués, (ii) à la fiabilité de l’ensemble des phases de ces examens et (ii) à l’efficience de la discipline, notamment en maîtrisant les volumes de prescription. Sinon, ce serait comme le disait un autre proverbe allemand « Au pays des boiteux, chacun pense qu’il marche droit ».
  • La deuxième sur la garantie de la fiabilité et de l’accessibilité des examens de biologie médicale.
  • La troisième sur l’harmonisation des règles de fonctionnement des laboratoires de biologie médicale hospitaliers et de ville et les soumettre aux mêmes exigences afin de garantir la fiabilité des examens et de faire un suivi permanent de cette qualité. Je crois fermement que c’est un des rôles fondamentaux dévolus aux Sociétés scientifiques ou savantes de Biologie médicale.
  • La quatrième sur l’impérativité d’un dialogue permanent entre biologistes, cliniciens, médecins d’exercice libérale et épidémiologistes, vue l’évolution très rapide des connaissances  et des techniques en biologie médicale. Cette collaboration accrue intervient à différents niveaux :
    • En amont pour le choix et la pertinence des examens à pratiquer ou des marqueurs biologiques à utiliser ;
    • En aval pour la garantie d’une analyse et d’une interprétation des résultats les plus appropriées, les plus adaptées possibles.
    • Et la cinquième sur la rationalisation des dépenses de biologie médicale et sur sa contribution à l’équilibre de notre état de santé.

Un proverbe anglais disait « l’oisiveté est la mère de tous les vices », et un autre proverbe allemand devisait « Qui a peur des étincelles ne devient pas forgeron ».

Aussi, en ce début du XXIème siècle et en cet aube du 3ème millénaire, où les laboratoires n’ont pas progressé aussi vite que l’évolution des connaissances scientifiques et techniques l’aurait exigé, est-il plus que primordial de mettre en route très rapidement ces différentes innovations et réformes. Toutes les formations sanitaires publiques et privées, et les structures libérales de santé doivent s’inscrire dans un même cadre et un unique élan. Elles doivent apporter la même garantie de qualité, de sécurité et d’accessibilité, mais aussi présenter les mêmes services à leurs patients, comme le disait un proverbe malgache « Asa vadi-drano tsy vita tsy ifanakonana » « Le travail des rizières ne peut se faire que si on s'y met plusieurs ensemble ».

Honorables invités et participants, je ne saurais terminer mon intervention sans adresser tous mes remerciements à l’endroit de tous les officiels qui ont bien voulu honorer de leur présence cette ouverture officielle des journées de Biologie médicale, et  toute ma gratitude à tous ceux qui ont contribué de près ou de loin à la réussite de ces journées.

Mesdames – Mesdemoiselles et Messieurs, je vous remercie de votre aimable attention.

 

Professeur RASAMINDRAKOTROKA Andry

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Date de dernière mise à jour : Jeu 03 jan 2013

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