Test d’inhibition de migration des macrophages appliqué à l’évaluation du pouvoir sensibilisant de cosmétiques et de médicaments chez le cobaye albinos. Etude de la corrélation ave

Rasamindrakotroka AJ

Test d’inhibition de migration des macrophages appliqué à l’évaluation du pouvoir sensibilisant de cosmétiques et de médicaments chez le cobaye albinos. Etude de la corrélation avec le test de sensibilisation in vivo

Lyon Pharmaceutique. Juin 1985, 209

Notre travail a pour but d’évaluer le pouvoir sensibilisant de deux produits cosmétiques (référence 5351 d3 100 et 5351 d3 101) et cinq produits médicamenteux (antipyrine, phénobarbital, nitrofurantoïne, naftidrofuryl et phénindione) chez lz cobaye albinos, et d’établir une corrélation entre les tests in vivo et in vitro utilisés. La sensibilisation des cobayes a été faite selon le protocole AFNOR n° T03-300, dérivé de celui de MAGNUSSON-KLIGMAN. L’étude in vivo est représentée par l’histologie et la lecture des réactions cutanées macroscopiques dérivées de celles de DRAIZE  après une application dite « déclenchante ». L’étude  in vitro est représentée par le test d’inhibition de la migration des macrophages basé sur le calcul de l’index de migration, de l’index moyen de migration et de la méthode des blocs complets.

L’étude des résultats obtenus a montré une concordance dans plus de 79% des cas. De façon générale, et malgré cette parfaite concordance, les tests in vivo apparaissent moins sensibles que les tests in vitro. Parmi ces derniers, le test d’inhibition de la migration macrophages basé sur le calcul de l’index de migration se révèle nettement meilleur. Il semble exister un parallélisme entre le pouvoir sensibilisant d’une substance et la fréquence de l’inhibition obtenue. Plus celle-ci est sensibilisante, plus l’index de migration aura tendance à passer en deçà du seuil de positivité de 0,70 ou 70%. Si on se réfère à ce test pour porter un jugement sur les produits étudiés, les deux produits cosmétiques ont un très fort pouvoir sensibilisant, le phénindione un fort pouvoir sensibilisant, le nitrofurantoïne un pouvoir sensibilisant modéré, l’antipyrine, le phénobarbital et le naftidrofuryl un faible pouvoir sensibilisant. La transposition de ces résultats à l’homme n’est valable que dans une certaine limite et incite à une grande prudence surtout pour les produits médicamenteux, les modes d’administration, les doses sensibilisantes, les conditions du milieu extérieur, le patrimoine génétique, etc. ne sont pas les mêmes  

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