Evaluation de la transmission du paludisme à Madagascar par l'utilisation des marqueurs sérologiques anticorps anti-MSP1-19 et anti-CSP

Evaluation de la transmission du paludisme à Madagascar par l'utilisation des marqueurs sérologiques  anticorps anti-MSP1-19 et anti-CSP

RAZAKANDRAINIBE Hery Tiana Romy

Thèse de Doctorat ès Sciences en Biochimie Appliquée aux Sciences Médicales, Faculté des Sciences/Université d'Antananarivo Madagascar, 2009

Depuis 2007, Madagascar a mis en place un plan stratégique visant à interrompre la transmission pour éliminer le paludisme. Il est alors nécessaire de contrôler la transmission au fil du temps, d’évaluer l’impact des activités et de répondre à l’évolution de la transmission. Ainsi, pour pouvoir continuer et optimiser les efforts déjà entrepris, le monitoring évaluation des stratégies est une nécessité absolue. Mesurer l’intensité de la transmission et le poids du paludisme est alors une condition préalable pour la mise en place et l’évaluation des programmes de lutte. L’étude de la séroprévalence par l’utilisation de marqueurs sérologiques est l’outil idéal pour évaluer l’endémicité du paludisme. D’une part, des peptides contenant l’épitope immunodominant  du CS protéine spécifique de chaque espèce (P. falciparum, P ? vivax, P. malariae) ont été employés pour mesurer l’intensité de la transmission d’une part et d’autre part, PfMSP1-19 et PvMSP1-19 pour mesurer le poids de la maladie. 2112  sérums d’écoliers de huit villes correspondant aux différents faciès épidémiologiques établis du paludisme (faciès subdésertique : Ejeda, Ihosy ; faciès tropical : Maevatanana, Miandrivazo ; faciès équatorial : Andapa, Farafangana ; faciès des Hautes-terres : Tsiroanomandidy, Moramanga) ont été testés par ELISA pour détecter les anticorps dirigés contre les marqueurs sérologiques. L’intensité de transmission de P falciparum  est beaucoup plus forte (14,9%) par rapport aux autres espèces ; le poids du paludisme à P. falciparum est le plus élevé. Nous avons également observé la présence de P. malariae dans tous les sites. En somme, P. falciparum demeure l’espèce prédominante à Madagascar. Les résultats de l’étude ont permis d’avoir une meilleure image non seulement de l’intensité de transmission, du poids du paludisme en fonction des différentes espèces présentes à Madagascar, mais aussi de la répartition des autres espèces en levant l’influence de l’acquisition de l’immunité sur la présence des parasites dans le sang. Cette étude a aussi permis de démontrer qu’il existe une hétérogénéité intra et inter- faciès épidémiologique de la transmission de Plasmodium sp à Madagascar. La sérologie permet alors d’apprécier l’évolution de l’épidémiologie du paludisme à Madagascar et d’évaluer l’efficacité des stratégies de lutte mises en place. Cette étude doit être régulièrement et périodiquement menée pour évaluer l’évolution de la situation du paludisme à Madagascar.

Mots-clés : paludisme, Plasmodium falciparum, P. vivax, P. malariae, marqueur sérologique, MSP1-19, CSP, intensité de transmission, poids du paludisme, faciès épidémiologique, hétérogénéité, stratégie de lutte, Madagascar.

Président de thèse : Professeur Victor JEANNODA

Examinateurs : Professeur   Abel ANDRIANTSIMAHAVANDY – Professuer Mamy Jean de Dieu RANDRIA

RapporteurS de thèse : Professeur  Andry RASAMINDRAKOTROKA (interne) – Mr Milijaona RANDRIANARIVELOJOSIA

Directeur de thèse : Laurence RALAMBORANTO

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